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À propos de ma pratique artistique

Je crée comme on ouvre un passage.
Mes œuvres naissent entre deux souffles, là où la matière touche le monde invisible et où les symboles deviennent des êtres vivants. Je travaille avec l’instinct, l’écoute et la vision intérieure, guidée par les royaumes que j’explore depuis l’enfance: l’esprit des animaux, les mémoires de la terre, les archétypes, les voix silencieuses qui habitent la profondeur.

 

Chaque peinture est une porte.
J’y place des gardiens, des guides, des animaux alliés, des figures hybrides qui portent autant le sauvage que le tendre. Je ne cherche pas à représenter: je cherche à révéler. Les visages que je trace sont les reflets de ceux qu’on rencontre en voyage chamanique, dans les rêves, ou dans ces zones sensibles où l’âme respire plus fort que le mental.

Mes couleurs sont celles de la forêt intérieure... terres, racines, ocres, verts ancestraux... traversées d’or, de blanc et de motifs répétitifs qui rappellent les chants, les codes sacrés, les traces que la conscience laisse lorsqu’elle se déplace entre les mondes.

Je ne peins pas des scènes. Je peins des passages initiatiques.
Des métamorphoses.


Des corps qui fusionnent avec les bêtes, la terre, les esprits.
Des silhouettes qui deviennent forêts, roches ou ciel.
Je peins ce moment très précis où quelque chose se réveille dans la chair et prend forme en dehors d’elle.

Le geste est lent, rituel, proche de la méditation.
Il vient de ma pratique en voyage spirituel, de ma relation intime avec les guides comme le Renard, la Baleine, la Corneille, le Serpent et tant d’autres ... et de ce besoin profond de donner une forme visible à ce qui m’accompagne lorsque je marche, crée, ou ouvre un espace pour les autres.

Je peins aussi la guérison.
Les mémoires qui se dénouent.
Les seuils qu’on franchit.
Les couches de soi qui se dévoilent quand on cesse de se cacher.

Je pense que l’art peut être un lieu où l’âme retrouve ses fragments. Un lieu où le regardeur reconnaît quelque chose qu’il porte déjà en lui, même s’il n’a jamais eu de mots pour le dire.

Mon travail est un langage.

Un souffle.

Une manière d’habiter le monde entre visible et invisible.
J’y mets mes peurs, mes métamorphoses, mes promesses à la vie, ma loyauté envers la beauté de ce qui est vrai, brut, symbolique, et vivant.

Créer, pour moi, c’est marcher avec les esprits et laisser la peinture devenir la trace de ce dialogue.

Quand notre cœur s’ouvre aux Esprits de la Terre et aux Anciens,
des mondes entiers deviennent visibles.

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